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ABONNEMENT STEFINEL 7 : Mise à jour N°8
ECOUTE DICHOTIQUE
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Alain ALVO, orthophoniste,
vous présente l’écoute dichotique en tant qu’outil de rééducation orthophonique |
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| 1/ Pour une syllabe : |
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Composer des syllabes de trois lettres, comprenant deux consonnes et une voyelle, la voyelle pouvant se
trouver au milieu des deux consonnes ou bien en fin de syllabe (éviter, de préférence, de placer la voyelle en
initiale) |
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Exemples : « blo » ; « gar » ; « vul » ; « tru »… |
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Il convient de choisir des groupes de consonnes existants (éviter, par exemple, « pg » ; « dl »…)
Enoncer à l’enfant une syllabe de trois lettres ainsi construite, et lui faire répéter.
Si la syllabe n’est pas correctement répétée par l’enfant, lui redire et lui redemander de répéter.
Recommencer aussi souvent que nécessaire, et proposer une autre syllabe, si l’enfant n’y arrive vraiment
pas, après cinq ou six tentatives. |
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Lorsque la syllabe aura été correctement répétée par l’enfant, lui demander de l’écrire.
Si la syllabe n’est pas correctement écrite, demander à l’enfant de l’énoncer (s’il s’en souvient) sans qu’il
regarde ce qu’il a écrit. S’il s’en souvient, lui demander ensuite de dire ce que l’on entend en 1 er comme son
et non comme lettre puis en 2 ème , puis en 3 ème . Ensuite lui demander de vérifier ce qu’il a écrit (les
lettres écrites correspondent-elles aux sons attendus ?)
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Après cinq ou six syllabes ainsi répétées, écrites, vérifiées et rectifiées si nécessaire, demander à l’enfant de
relire l’ensemble. En cas d’erreur pour la relecture d’une syllabe, lui demander de la regarder et de dire ce
que l’on voit en 1er comme lettre, cette fois, et donc à quel son est-ce que cela correspond, puis ce que l’on
voit en 2ème et donc à quel son est-ce que cela correspond et demander ce que donne l’association 1 er + 2
ème son. Ajouter ensuite la 3 ème lettre/son et demander ce que cela fait en lisant les trois lettres. |
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| 2/ Pour deux syllabes (ou plus : maximum quatre) : |
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Composer deux syllabes selon la méthode précédente, et procéder de la même manière.
La différence, en cas de difficulté(s) c’est qu’il est préférable de parler de « morceaux » pour les syllabes,
l’enfant comprenant plus facilement cette notion, surtout que dans ce cas, elle ne s’adresse pas à des « vrais
mots ». |
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Exemple : « bligra » est constitué de deux morceaux, « bli » et « gra » |
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Ceci permet de localiser plus précisément une éventuelle demande de vérification/correction :
« Qu’est-ce que l’on entend dans le premier morceau » par exemple. Ou bien encore : « Tu t’es trompé dans
le premier morceau, etc. »
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Enfin, au début, si nécessaire, on peut visualiser les morceaux en les représentant par des carrés numérotés, reliés les uns aux autres, que l’on pourra pointer du doigt en énonçant chaque morceau puis en demandant à l’enfant de nous imiter, en énonçant et en pointant lui-même avec son doigt, avant d’écrire les syllabes correspondantes à l’intérieur de chaque carré. |
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Par exemple, pour trois morceaux : « filblogru » : |
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En énonçant « fil », on pointe du doigt le carré 1 ; en énonçant « blo », on pointe du doigt le carré 2, etc. La
localisation des erreurs éventuelles sera ainsi facilitée.
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A titre indicatif, car tout dépend du niveau de lecture de l’enfant, on peut utiliser des logatomes d’une longueur de 1 syllabe, à partir de la fin du 2 ème trimestre de CP, puis 2 ou trois syllabes (selon les performances de l’enfant) en CE1 et CE2 puis 4 syllabes, à partir du milieu CM1 (jusqu’à l’âge adulte !) |
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Il est important de toujours commencer, à chaque fois que l’on fait l’exercice, par le niveau inférieur,
par rapport au niveau attendu. |
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Quelques exemples de syllabes et de logatomes, classé(e)s selon leur longueur : |
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| 1 syllabe : |
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cru, val, fil, bur, glo, dri, vlu, bri tar, pla, dar, vri, par, clo, fro, dru, gur, bla, cur, pro, fur, var, dul, gra, tul, fla, bil, gul, tri, pil, dal, cal… |
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| 2 syllabes : |
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barclo, vlutar, falgri, plodur, cravir, triblu, gludra, darfli, valcro, brigal, tilpro, pulgra, flobir, curvil, tarplu, galfro, drivlo… |
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| 3 syllabes : |
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valdrogli, birflagru, tirplovur, calblodra, durflicro, filgraplu, paltriflo, gulflabri, vlopirtra, blodragul, truvilbra, cruvartro, driglovir, flabulgri, plodracli, glivlodar, vilplotar, balfligro… |
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| 4 syllabes : |
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fligartrabli, glodarplodru, calbrofladur, vladurplotri, burtraflogur, turbalvlagro, plitargrovla, darvilplatur, galbrofladir, crudarflobri, pulvirtrablo, trigurvlapro, bilglatruvil, fulglaplotri… |
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Par la suite, et à partir des logatomes en 2 syllabes, il est possible (mais pas obligatoire) d’ajouter un « s » à l’intérieur du logatome, après un morceau se terminant par une voyelle. Pour cela il faut attendre qu’il n’y ait pratiquement plus aucune erreur, ni en répétition, ni en transcription, ni en relecture. |
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Exemples : vlasdru, criblasdur… |
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Enfin, il n’est pas utile d’aller au-delà d’une longueur de 4 syllabes car des difficultés de mémorisation risquent de s’ajouter aux difficultés phonétiques. |
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